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Reprendre une entreprise demande du temps et de l'organisation. Allez-y étape par étape :
Développer son projet personnel
Trouver des entreprises à reprendre
L'acte de cession
Les formalités de reprise
Les aides à la reprise d'entreprise
Développement de la stratégie
Posez-vous la question :
Pourquoi je veux reprendre une entreprise 
La réussite d’une entreprise ne dépend pas uniquement d’évènements extérieurs. Vos contraintes, vos motivations et objectifs personnels, vos compétences et expériences sont des éléments très importants à prendre en considération.
Notamment lorsqu’il faudra faire face à des périodes d’intense charge de travail.
Les questions à se poser :
Pourrez-vous dégager suffisamment de temps pour étudier et préparer correctement votre projet, compte tenu de votre situation actuelle ?
Votre entourage adhère-t-il au projet ?
Serez-vous capable de prendre seul les différentes décisions qui s’imposeront ?
Êtes-vous prêt à accepter un changement de rythme, horaires… ?
quel serait l’impact de cette activité sur ma vie personnelle ?
Votre santé est-elle compatible avec les exigences du projet ?
Pour les esthéticien(ne)s :
Avant de créer toute entreprise, le futur gérant, chef d’entreprise doit être titulaire de l’un de ses
diplômes :
Certificat d’Aptitude Professionnelles (CAP)
Brevet d’Études Professionnelles (BEP)
Diplôme ou titre de niveau égal ou supérieur homologué ou enregistré lors de sa délivrance ou Répertoire National des Certifications Professionnelles (RNCP) et délivré pour l’exercice du métier.
Source : RNCP
OU justifier d’une expérience professionnelle de 3 années effectives sur le territoire de l’Union européenne (UE) ou dans un autre Etat partie à l’Espace économique européen (EEE), acquise en qualité de dirigeant d’entreprise, de travailleur indépendant ou de salarié dans l’exercice du métier.
Une personne non qualifiée peut donc exercer l’activité, mais à la condition que cet exercice se fasse sous le contrôle effectif et permanent d’une personne justifiant d’une qualification professionnelle.
Article 16 de la loi n°96-603 du 5 juillet 1996
Décret n°98-246 du 2 avril 1998
Source : Guichet qualifications
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Afin de bien préparer votre reprise d’entreprise, les Chambres de Métiers et de l’artisanat (CMA) peuvent vous proposer des formations adaptées :
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Caractéristiques du projet, ses enjeux (forces & faiblesses)
Diagnostic de l’entreprise ciblée et son plan de reprise
Recherche d’une entreprise et mise en relation avec le cédant
Recherche des aides et possibilités de financement
Élaboration du prévisionnel d’activité et détermination du seuil de rentabilité
Détermination des besoins et des ressources en vue d’établir un plan de financement
Montage du dossier de financement
Accompagnement durant les premiers mois de reprise
Proposition de formation adaptée
À noter :
La chambre de métier et de l’artisanat offre de réelles possibilités à tous ceux qui veulent entreprendre. Les CMA peuvent vous aider à formaliser votre projet et choisir l’entreprise qu’il vous faut.
Déposer une annonce légale : Cliquer ici
Source : Chambre des métiers et de l’artisanat
Le site bnoa.net diffuse des annonces d’entreprise à reprendre dans tous les secteurs de l’artisanat.
Toutes les annonces présentes sur le site ont fait l’objet d’un diagnostic « expertise-transmission » par les CMA.
Une recherche simplifiée ou une recherche avancée par mots-clés
Des annonces détaillées, précises et certifiées par les CMA
Une alerte automatique pour être informé par courriel des opportunités à saisir
Source : Chambre des métiers et de l’artisanat
Ce document reprend les éléments issus de la négociation et du protocole d’accord. Plusieurs éléments doivent obligatoirement y figurer :
La désignation du vendeur et de l'acquéreur: nom, adresse, état civil …
Le nom de l’entreprise et les informations la concernant : adresse, forme juridique, taille de l’effectif …
Le domaine d’activité de l’entreprise
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Le montant de la vente
La forme juridique de la reprise : achat de fonds de commerce, rachat de parts sociales, reprise d’une SARL, SA, SAS …
Le CA et les résultats au cours des trois derniers exercices
Être en possession de l’accord du projet de cession par la majorité des associés de l’entreprise rachetée
Faire enregistrer l’acte de cession auprès du greffe du tribunal de commerce
Demander au greffe du tribunal de publier l’acte de cession au BODACC
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Reprise d'une SARL
Actualiser les statuts de l’entreprise dans lesquels devront figurer la nouvelle répartition des parts sociales
Faire enregistrer les nouveaux statuts de la SARL auprès du greffe du tribunal de commerce
Enregistrer la vente des parts sociales au CFE
Reprise d'une SA / SAS
Mettre à jour le registre de mouvements de titres
Enregistrer la cession des actions
Source : Companeo
La reprise d’entreprise nécessite plus de moyens financiers que la création.
Le coût du rachat est la principale charge financière des années à venir. Les aides à la reprise d’entreprise ciblent donc surtout sur le financement initial du projet.
Mais d’autres mesures peuvent concerner la formation du repreneur, la préparation de son projet …
4 organismes sont essentiels : Bpifrance, SIAGI et les réseaux Initiative France et Réseau Entreprendre.
Source : les aides.fr
Bpifrance peut intervenir en accordant un prêt via le Contrat de développement transmission. Ce prêt couvre l'acquisition de fonds de commerce ou de titres de sociétés, mais aussi des frais annexes. Il est obligatoirement assorti d'un prêt bancaire classique et permet au repreneur de compléter ses apports personnels.
Mais Bpifrance intervient également en garantissant le prêt bancaire classique, avec la garantie transmission. Cette garantie couvre spécifique le financement du rachat de l'entreprise. Dans certaines régions, son montant d'intervention peut être renforcé via une participation du Conseil Régional.
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Les CCI de France ont mis en place le Stage 5 jours pour Entreprendre. Cette formation est destinée aux personnes qui sollicitent pour la première fois leur immatriculation au Registre du Commerce et des Sociétés ou aux chefs d'entreprises commerciales en exercice depuis moins d'un an. Un ensemble d’intervenants, internes aux Chambres de Commerce et d'Industrie ou consultants extérieurs, apportent aux créateurs et repreneurs les bases du métier de chef d’entreprise.
Selon les régions, un renforcement du stage peut prolonger le nombre de jours de formation.
Le Stage de Préparation à l’Installation est une formation destinée aux entreprises artisanales. Ce stage est obligatoire, préalablement à l'immatriculation au Répertoire des Métiers tenu par les Chambres de Métiers et de l’Artisanat. Il remplit les mêmes objectifs que le stage 5 jours pour entreprendre, mais à destination des futurs artisans (les aspects production y sont notamment développés).
Ces 2 stages fournissent une attestation au nouveau chef d’entreprise.
Le Stage 5 jours pour entreprendre et le stage de préparation à l’installation bénéficient de financements publics. Le coût d’inscription à ces formations est donc réduit pour le créateur ou repreneur.
L'Ecole des Managers est un programme de formation destiné aux repreneurs d'entreprises, et mis en place par les CCI. Cette formation prépare les futurs repreneurs pour leur future fonction de direction de l'entreprise.
Source : les aides.fr
L'Etat est aussi un acteur du développement économique.
Il peut soutenir les entreprises selon plusieurs axes de développement : création d'entreprises, emploi, innovation, etc. Pour l'Etat, un moyen d'intervention simple consiste en la réduction des prélèvements fiscaux. Si elle peut sembler complexe, cette pratique permet d'éviter le montage et l'instruction de dossiers de demande d'aides. Explications sur le fonctionnement des différents types d'aides fiscales.
Les mesures fiscales peuvent concerner les axes de développement suivants :
Soutenir l'activité économique dans différentes zones du territoire. Ces mesures visent à lutter contre les déséquilibres économiques entre les territoires
Soutien de secteurs d'activité en difficulté, ou connaissant un environnement contraignant (exemple : secteur des jeux vidéo)
Soutien à un axe de développement des entreprises (exemple : développement à l'international, innovation, etc.)
La charge fiscale des entreprises peut être présentée en 4 familles d'impôt :
L'impôt sur les bénéfices, calculé sur le résultat de l'entreprise : l'impôt sur le revenu ou l'impôt sur les sociétés
Les impôts locaux, liés à l'implantation de l'entreprise : la taxe foncière sur les propriétés bâties ou non bâties et la contribution économique territoriale
Les impôts et taxes liés à différents postes de fonctionnement de l'entreprise
Les impôts et taxes liés à un événement de la vie de l'entreprise
L'Etat peut soutenir les entreprises en intervenant sur l'une ou l'autre de ces familles d'impôts. Il peut mettre en place une ou plusieurs mesures fiscales, en fonction du soutien qu'il souhaite apporter à un secteur d'activité, un territoire ou une action de développement.

Plus les entreprises sont de petites tailles, plus leur activité est dépendante du dirigeant. La personnalisation de l'activité est forte et le chef d'entreprise a peu transféré de compétences ou de responsabilité à son premier cercle de collaborateurs. Ceci rend donc nécessaire une période d'accompagnement du repreneur par le cédant.
Une reprise ne correspond pas seulement à une opération de rachat de titres ou d'un fonds de commerce. Une reprise d'entreprise porte également sur les aspects relationnels : management des salariés, relations avec les clients et les fournisseurs, les prescripteurs et les partenaires financiers ...
Réussir la reprise, c'est réussir la reprise des relations avec l'ensemble des collaborateurs de l'entreprise. Voilà le principal objectif de la période de tutorat.
Cette période d'accompagnement est également propice à la transmission de savoirs sur les aspects métiers. Lorsque l'expérience du métier est un élément important de la réussite de l'entreprise, le tutorat peut également permettre le transfert de cette expérience.
Un jeune repreneur peut parfaitement maîtriser la technique, mais manquer de pratique en termes de gestion de la relation-client ou de discussion avec les fournisseurs.
Source : les aides.fr
Ce point est particulièrement important, la marge de votre entreprise est souvent conditionnée par la façon dont elle achète ses marchandises ou fournitures. Vos fournisseurs doivent plus être des partenaires que des vendeurs.
Dans vos relations avec vos fournisseurs, mettez-vous à leur place et rassurez-les sur la pérennité de l’entreprise, sur le volume d’affaire que vous représentez, sur vos disponibilités financières. Cela comporte des risques de travailler avec une entreprise nouvelle. Si vous respectez les engagements que vous prenez et que vous traitez avec vos fournisseurs plus en tant que partenaires que comme des vendeurs, ils seront alors plus enclins à revoir leurs conditions de ventes en votre faveur.
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Les conditions financières : le prix d'achat de vos produits
Les délais de règlements
Les délais de livraison : ce point peut vous permettre de réduire vos stocks grâce à un approvisionnement rapide.
Les franco de port et ouverture de compte
Fixer vos prix est un choix les plus importants que vous allez faire. En effet, le prix d’une prestation ou d’un produit est lié à l’image du produit et de l’entreprise, il influence le client dans son acte d’achat.
Vous devrez tenir compte de quatre éléments pour fixer vos prix :

Votre prix de revient : le prix d’achat du produit ou de la matière première, les coûts de production (amortissement des machines, énergie consommée), les coûts d’exploitation (charges indirectes, salaires des vendeurs, vos revenus, coût de publicité, assurance, loyer, impôts).
Le prix de vente doit être plus élevé que votre prix de revient pour vous permettre de dégager une marge.
Les prix pratiqués par la concurrence : attention, il faut en tenir compte, mais vous n’avez pas le droit de vous entendre avec vos concurrents pour fixer des prix. Vous n’avez d’ailleurs pas toujours intérêt à pratiquer des prix inférieurs à ceux de vos concurrents.
Définir le rendement que vous espérez tirer de votre investissement et le moment ou vous estimez le récupérer.
Fixer une fourchette de prix auquel la cliente s’attendra. Il y a toujours un seuil au-dessus duquel votre prix semblera trop cher, un seuil au-dessous duquel vos clients douteront de la qualité de vos prestations ou produits.


La catégorie juridique pour les professionnels de la beauté concerne les réglementations et les normes.